Technicien en combinaison ATEX utilisant une caméra thermique certifiée dans une raffinerie industrielle
Publié le 11 mars 2024

En résumé :

  • Une caméra standard est une source d’ignition multiple (batterie, statique, surchauffe) ; la certification ATEX est non négociable.
  • Le permis de feu n’est pas une formalité administrative mais un outil de planification des risques, incluant le matériel et la compétence de l’opérateur.
  • La sécurité opérationnelle est un protocole complet : la gestion de l’autonomie et la décontamination post-inspection sont aussi critiques que le choix de l’équipement.
  • La technologie OGI (imagerie optique des gaz) permet de visualiser les fuites à distance, une avancée majeure pour la sécurité de l’intervenant.

Lorsqu’un thermographe pénètre dans une zone à atmosphère explosive (ATEX), chaque équipement qu’il transporte, chaque geste qu’il effectue, est scruté à travers le prisme du risque d’ignition. L’environnement, qu’il soit saturé de gaz, de vapeurs ou de poussières combustibles, est un piège potentiel où la moindre étincelle, même invisible, peut avoir des conséquences dramatiques. Pour un responsable sécurité, garantir la protection des intervenants est une responsabilité qui dépasse la simple conformité réglementaire.

L’idée commune est qu’il suffit de s’équiper d’une caméra thermographique certifiée ATEX pour être en sécurité. Si cette première étape est indispensable, elle n’est que la partie visible d’un iceberg de précautions. Se reposer uniquement sur la certification du matériel est une erreur qui ignore les sources de danger les plus insidieuses : celles générées par l’intervention elle-même. Changer une batterie, nettoyer un objectif ou même la simple accumulation d’électricité statique sur un boîtier sont des actions qui peuvent annuler les bénéfices de la certification la plus stricte.

La véritable clé de la sécurité ne réside donc pas seulement dans l’outil, mais dans la maîtrise d’un protocole opérationnel intégré. Il s’agit d’adopter une doctrine de sécurité active où la préparation administrative, la gestion de l’équipement sur site et les procédures post-intervention forment un tout indissociable. Cet article va au-delà de la simple recommandation matérielle pour vous fournir une feuille de route détaillée. Nous analyserons les risques d’ignition méconnus, détaillerons la rédaction d’un permis de feu spécifique, et établirons les procédures à suivre avant, pendant et après chaque inspection thermographique en zone ATEX.

Pour naviguer efficacement à travers les différentes facettes de ce sujet complexe, cet article est structuré pour vous guider pas à pas, de la compréhension fondamentale des risques à la mise en œuvre de solutions technologiques avancées.

Pourquoi une caméra standard est-elle une source d’ignition potentielle en zone gaz ?

Une caméra thermographique standard, même la plus sophistiquée, est une bombe à retardement en zone ATEX gaz. Elle concentre en un seul objet plusieurs sources d’ignition furtives que la certification ATEX vise précisément à éliminer. Contrairement à une idée reçue, le danger ne vient pas d’une seule source, mais d’une combinaison de risques électriques et thermiques inhérents à tout appareil électronique non protégé.

Les points de défaillance potentiels sont nombreux. D’abord, la batterie : la connexion et la déconnexion peuvent générer un arc électrique, même à faible tension, suffisant pour enflammer une atmosphère explosive. Ensuite, les circuits internes eux-mêmes peuvent agir comme des antennes, captant des ondes radiofréquences et les convertissant en énergie capable de produire une étincelle. Le boîtier en plastique, par simple frottement contre un vêtement, peut accumuler de l’électricité statique et se décharger au contact d’un élément mis à la terre. Enfin, la surchauffe des composants (processeur, capteur) peut élever la température de surface de la caméra au-delà du point d’auto-inflammation du gaz présent.

Une conception certifiée ATEX, comme celle de la Dräger UCF 7000, est pensée pour contrer chacun de ces risques. La sécurité intrinsèque garantit que l’énergie électrique et thermique des circuits est maintenue en dessous des seuils d’ignition. Le boîtier est souvent antistatique et l’ensemble est scellé pour atteindre des indices de protection élevés (IP67), empêchant toute pénétration de gaz. Utiliser un appareil non certifié revient à ignorer cette ingénierie de sécurité, transformant un outil de diagnostic en un détonateur potentiel.

Comment rédiger un permis de feu pour une inspection thermographique ?

Le permis de feu pour une inspection thermographique n’est pas une simple formalité administrative, c’est le pilier de la planification de la sécurité. Il formalise l’analyse des risques et définit les mesures de prévention avant, pendant, et après l’intervention. Sa rédaction doit être méticuleuse et spécifique aux contraintes de la thermographie en zone ATEX. Ce document doit être un véritable contrat de sécurité entre l’exploitant du site, le responsable HSE et le thermographe.

L’enjeu est de s’assurer que l’équipement, l’opérateur et l’environnement sont en adéquation. Voici une vue détaillée des éléments à considérer lors de sa rédaction, avec une distinction claire entre les exigences absolues et les recommandations qui renforcent la sécurité.

Vue macro détaillée d'un permis de feu avec tampon officiel et stylo, arrière-plan flou d'équipement thermographique

Le tableau suivant détaille les informations qui doivent figurer sur le permis de feu. La colonne « Justification sécurité » met en évidence l’objectif de chaque élément, transformant ce document en un outil de prévention active.

Éléments du permis de feu pour inspection thermographique
Éléments obligatoires Éléments recommandés Justification sécurité
Certificat conformité caméra ATEX Photos de l’équipement avant inspection Garantir l’équipement adapté à la zone
Formation ATEX de l’opérateur Plan de circulation dans la zone Assurer la compétence du personnel
Zone de travail délimitée Check-list inspection pré-intervention Éviter les déplacements non autorisés
Détecteur de gaz portable Procédure de décontamination post-inspection Validation temps réel de l’atmosphère
Procédure d’urgence définie Contact expert à distance Réaction rapide en cas d’incident

La rigueur apportée à la rédaction de ce permis conditionne directement le niveau de sécurité de l’opération. Un document complet et bien préparé démontre une véritable culture de la sécurité, au-delà de la simple conformité réglementaire.

Caméra certifiée ATEX ou boîtier pressurisé : quelle solution pour le quotidien ?

Le choix entre une caméra intrinsèquement certifiée ATEX et l’utilisation d’une caméra standard dans un boîtier pressurisé est une décision stratégique qui impacte l’ergonomie, l’efficacité et les coûts opérationnels. Les deux solutions permettent d’opérer en zone explosive, mais répondent à des besoins différents. La caméra dédiée est conçue pour l’agilité et la mobilité, tandis que le boîtier pressurisé offre une flexibilité pour utiliser des capteurs de très haute performance non disponibles en version ATEX native.

La caméra certifiée ATEX, comme la FLIR CX5, est la solution privilégiée pour les inspections de routine. Compacte, légère et ergonomique, elle permet à l’opérateur de se déplacer librement et d’accéder à des zones confinées. Son principal avantage est sa simplicité d’utilisation : pas de système auxiliaire à gérer. Les modèles récents offrent une autonomie suffisante pour la plupart des missions ; les caméras thermiques ATEX actuelles offrent jusqu’à 4 heures d’autonomie continue, réduisant le besoin de sortir de la zone.

Le boîtier pressurisé, quant à lui, consiste à enfermer une caméra haute performance dans une enveloppe maintenue en surpression par un gaz inerte (généralement de l’air instrument ou de l’azote). Cette surpression empêche les gaz explosifs de pénétrer et d’entrer en contact avec les circuits de la caméra. Cette solution est plus lourde, plus encombrante et nécessite une source de gaz, ce qui la rend moins mobile. Cependant, elle permet d’utiliser des caméras dotées de capteurs refroidis, plus sensibles, comme le souligne un guide technique :

Les caméras dotées de détecteurs non refroidis présentent certaines limitations par rapport à celles dotées de détecteurs refroidis

– Éléments Industriels, Guide technique sur le choix des capteurs pour caméras de détection de gaz

Pour des inspections quotidiennes et des diagnostics rapides, la caméra certifiée est souvent le meilleur compromis. Pour des analyses très spécialisées nécessitant la plus haute sensibilité de détection, le boîtier pressurisé reste une option viable malgré ses contraintes logistiques.

L’erreur de changer la batterie de la caméra en zone (risque d’étincelle)

L’une des erreurs les plus critiques et les plus sous-estimées en intervention ATEX est le changement de la batterie d’un appareil à l’intérieur de la zone classifiée. Même avec une caméra certifiée, cette manipulation est formellement proscrite car elle crée une rupture dans la chaîne de sécurité. Le simple fait de retirer et d’insérer une batterie, même à basse tension, génère des micro-arcs électriques au niveau des connecteurs. Dans une atmosphère chargée de gaz ou de vapeurs inflammables, cette étincelle infime est suffisante pour provoquer une explosion.

La certification ATEX d’une caméra garantit la sécurité de l’appareil lorsqu’il est assemblé et en fonctionnement normal. Elle ne couvre pas les manipulations qui compromettent son intégrité, comme l’ouverture d’un compartiment. C’est pourquoi la gestion de l’autonomie doit être un élément central du protocole opérationnel, planifié bien avant l’entrée en zone. Des solutions de conception, comme un dispositif de montage magnétique sécurisé, permettent de fixer la caméra et de travailler les mains libres, prolongeant le confort et réduisant la tentation de manipulations hasardeuses.

Pour éliminer ce risque, il est impératif d’adopter une procédure stricte de gestion de l’énergie. Le thermographe ne doit jamais être confronté à une batterie faible au milieu d’une zone dangereuse.

Plan d’action : Gestion sécurisée de l’autonomie en zone ATEX

  1. Définir les zones de repli : Identifier et baliser des « safe havens » hors de la zone ATEX, seuls endroits autorisés pour le changement de batteries ou la recharge.
  2. Calculer la marge de sécurité : Évaluer la durée de la mission et prévoir une autonomie de batterie avec une marge de sécurité d’au moins 30%.
  3. Utiliser un système de relais : Pour les inspections de longue durée, prévoir plusieurs caméras chargées et organiser un roulement entre les opérateurs.
  4. Interdire les connexions externes : Ne jamais, sous aucun prétexte, connecter un chargeur externe, une power bank ou tout autre câble non certifié ATEX à la caméra à l’intérieur de la zone.
  5. Former sur le risque d’arc : Sensibiliser les équipes au fait que même une basse tension (12V, 24V) peut produire un arc d’ignition suffisant.

Comment gérer la décontamination de la caméra après une inspection en zone chimique ?

Après une inspection dans un environnement chimique, la décontamination de la caméra thermographique est une étape aussi cruciale que l’inspection elle-même. Elle poursuit un double objectif : garantir la sécurité du personnel qui manipulera l’équipement par la suite et, surtout, préserver l’intégrité de la certification ATEX. L’utilisation d’agents de nettoyage inappropriés peut dégrader les joints d’étanchéité, fragiliser le boîtier ou altérer les traitements de surface, créant des points de défaillance qui compromettent la protection contre les explosions.

La procédure doit se dérouler dans un sas de décontamination dédié, en suivant un protocole strict qui évite toute contamination croisée et utilise uniquement des produits compatibles avec les matériaux de la caméra (souvent de l’acier inoxydable 316L, des plastiques spécifiques et des élastomères pour les joints).

Espace de décontamination industriel minimaliste avec équipement de nettoyage professionnel

Le choix des produits de nettoyage est critique. Certains solvants, même courants en milieu industriel, sont extrêmement agressifs pour les matériaux qui assurent l’étanchéité et la résistance de l’équipement ATEX. Le tableau suivant offre un guide pratique pour distinguer les agents compatibles des produits à proscrire absolument.

Agents de nettoyage : compatibles vs interdits pour caméras ATEX
Agents compatibles Agents interdits Impact sur certification
Eau déminéralisée Solvants chlorés Préserve l’intégrité des joints
Alcool isopropylique dilué (< 30%) Acétone et cétones Évite la fragilisation du boîtier
Savons neutres pH 6-8 Acides forts Maintient les propriétés de l’acier inox 316L
Chiffons microfibre secs Brosses métalliques Protège le traitement de surface
Air comprimé sec filtré Vapeur haute pression Évite l’infiltration d’humidité

Une procédure de décontamination bien menée est la garantie que la caméra reste un outil sûr et fiable pour les inspections futures. C’est un maillon essentiel de la chaîne de sécurité globale en milieu ATEX.

Caméra robuste ou ATEX : quel matériel choisir pour une zone poussiéreuse (silos) ?

Le choix d’une caméra pour une zone ATEX poussiéreuse, comme les silos à grains, les sucreries ou les usines de transformation du bois, impose une analyse de risque différente de celle des zones gaz. Ici, le danger principal n’est pas l’inflammation d’une nappe de gaz, mais l’explosion d’un nuage de poussières combustibles ou l’inflammation lente d’une couche de poussière accumulée sur une surface chaude. Une caméra simplement « robuste » (étanche à la poussière selon l’indice IP) est insuffisante ; une certification ATEX spécifique aux poussières (Zone 21 ou 22) est impérative.

La distinction fondamentale réside dans la gestion de la température de surface. Une couche de poussière agit comme un isolant thermique, provoquant une augmentation de la température de la surface de l’appareil. Cette chaleur peut atteindre le point d’inflammation de la poussière. La réglementation ATEX pour les poussières impose donc une limitation drastique de cette température. Par exemple, pour un équipement classé T3 (200°C), la température superficielle maximale autorisée est de 125°C, pour tenir compte de l’effet isolant d’une couche de poussière de 5 mm.

L’analogie avec les moteurs électriques conçus pour ces zones est éclairante. Ces équipements (Ex tb, Ex tc) possèdent une enveloppe qui assure une protection totale contre la pénétration de poussière et des systèmes de refroidissement conçus pour que la température de surface reste toujours bien en dessous du seuil critique. Une caméra certifiée ATEX pour les poussières suit exactement les mêmes principes de conception : un boîtier parfaitement scellé et une dissipation thermique maîtrisée pour éviter tout point chaud, même sous une couche isolante de poussière.

Ainsi, face à un environnement poussiéreux, le critère « robuste » ou « IP6X » n’est qu’une condition de base. La véritable sécurité vient de la certification ATEX (par exemple, Ex II 2D) qui garantit la maîtrise de la température de surface, le risque numéro un dans ce type d’environnement.

Sniffer (détecteur portable) ou caméra OGI : quel outil pour les fuites en hauteur ?

La détection de fuites de gaz en hauteur, sur des racks de tuyauterie ou des vannes difficiles d’accès, pose un défi de sécurité majeur. Envoyer un opérateur avec un « sniffer » (détecteur de gaz portable) à plusieurs mètres du sol l’expose à des risques de chute et à une concentration de gaz potentiellement élevée. C’est ici que la technologie d’imagerie optique des gaz (OGI) offre un avantage décisif en matière de sécurité : elle permet de détecter les fuites à distance.

Un sniffer est un outil de mesure ponctuelle. Il doit être placé très près de la source présumée de la fuite pour la confirmer, ce qui implique souvent l’utilisation d’échelles, d’échafaudages ou de nacelles. Cette proximité expose l’opérateur au risque direct de la fuite et aux dangers du travail en hauteur. La caméra OGI, à l’inverse, est un outil de visualisation. Elle ne mesure pas la concentration, mais rend le nuage de gaz visible à l’écran, même à plusieurs dizaines de mètres de distance.

L’opérateur peut ainsi scanner de larges zones depuis un point d’observation sûr au sol. Comme le précise un expert de l’industrie, l’ajout d’accessoires optiques démultiplie cet avantage sécuritaire :

L’ajout d’une lentille télescopique à la FLIR GF346 permet aux opérateurs de rechercher des fuites dangereuses à une distance sûre, ce qui leur permet d’éviter les zones confinées et les zones de travail à chaud

– PEI France, L’industrie sidérurgique utilise les caméras Flir pour détecter les fuites de gaz

Le choix n’est donc pas une simple question de technologie, mais de doctrine de sécurité. Pour les zones en hauteur ou dangereuses, l’OGI n’est pas seulement plus efficace, elle est fondamentalement plus sûre, en supprimant la nécessité pour l’opérateur d’entrer dans la « ligne de feu ». Le sniffer reste utile pour la quantification précise une fois la zone sécurisée, mais l’OGI est l’outil de premier choix pour la détection initiale à distance.

À retenir

  • La sécurité en zone ATEX ne se limite pas à la certification du matériel ; elle repose sur un protocole opérationnel global qui encadre chaque action de l’opérateur.
  • Le permis de feu est un document de planification active du risque, essentiel pour valider la compatibilité entre l’équipement, l’opérateur et la mission.
  • Des gestes apparemment anodins comme le changement d’une batterie ou un nettoyage inapproprié peuvent compromettre la certification ATEX et créer un risque d’ignition.

Comment visualiser les fuites de gaz invisibles grâce à la filtration spectrale ?

La capacité d’une caméra d’imagerie optique des gaz (OGI) à rendre visible un gaz incolore et inodore relève d’un principe physique précis : la filtration spectrale. Chaque gaz absorbe l’énergie infrarouge dans une bande très spécifique du spectre électromagnétique. Une caméra OGI est équipée d’un capteur et d’un filtre conçus pour être sensibles précisément dans cette bande d’absorption.

Lorsqu’un nuage de gaz se trouve entre la caméra et l’arrière-plan, il bloque ou absorbe une partie du rayonnement infrarouge provenant de cet arrière-plan. La caméra détecte cette « soustraction » d’énergie et l’affiche à l’écran comme un panache de fumée sombre ou claire, selon les réglages. Le gaz lui-même n’émet pas de lumière visible ; c’est son effet d’absorption sur le rayonnement ambiant qui est visualisé. Ce phénomène explique une contrainte technique fondamentale de l’OGI : pour qu’une fuite soit visible, il doit y avoir un contraste thermique entre le gaz et l’arrière-plan. Il faut un minimum de 2°C de différence de température pour une détection efficace.

Cette technologie ne se contente plus de la simple visualisation. L’évolution combine désormais l’imagerie OGI avec l’intelligence artificielle pour une surveillance automatisée et plus fiable, ouvrant la voie à une nouvelle ère de la prévention.

Étude de cas : Détection automatisée des fuites de méthane en Corée du Sud

En 2025, un opérateur public de GNL en Corée du Sud a intégré la caméra OGI Flir GF77a dans ses installations de régulation de pression. La solution ne se contentait pas d’afficher les images en temps réel ; elle les transmettait à un moteur d’analyse basé sur l’IA. Ce système a été entraîné pour reconnaître la forme et le mouvement caractéristiques d’un panache de gaz, lui permettant de déclencher des alarmes automatiquement tout en filtrant les faux positifs (comme la vapeur d’eau). Cette automatisation a permis une surveillance continue, plus sûre et plus efficace, sans dépendre de la présence constante d’un opérateur.

Maîtriser la technologie OGI, c’est donc passer d’une posture de sécurité réactive (détecter une fuite une fois qu’elle est présente) à une posture proactive (visualiser et localiser le risque instantanément et à distance). C’est l’aboutissement de la démarche de protection du thermographe : lui donner les moyens de voir le danger avant qu’il ne se matérialise.

Pour intégrer pleinement cette technologie dans un protocole de sécurité, il est essentiel de comprendre les principes et les applications de la filtration spectrale.

Pour mettre en pratique ces procédures, l’étape suivante consiste à réaliser un audit de vos protocoles actuels et à former vos équipes aux risques spécifiques de la thermographie en zone ATEX. La sécurité est un processus d’amélioration continue.

Rédigé par Sarah Benali, Inspectrice technique en électricité, certifiée Q19 et APSAD. Spécialiste de la prévention des risques incendie et des audits de conformité en haute et basse tension, 12 ans d'expérience.