Thermographie infrarouge d'une armoire électrique montrant des points chauds lors d'une inspection préventive
Publié le 15 mars 2024

Contrairement à l’idée reçue, la meilleure protection contre l’Arc Flash n’est pas l’EPI le plus épais, mais la suppression pure et simple de la mise en condition de danger.

  • L’ouverture d’une armoire sous tension est le principal déclencheur d’accidents graves, exposant l’opérateur à un blast potentiellement mortel.
  • Les technologies d’inspection à distance, comme les fenêtres infrarouges, permettent de réaliser des audits thermographiques complets sur des équipements « fermés et gardés ».

Recommandation : Intégrer les fenêtres IR et les inspections en condition fermée dans vos procédures pour faire passer le niveau de risque de critique (Catégorie 2-4) à minimal (Catégorie 0), réduisant drastiquement le besoin en EPI lourds.

Pour tout préventeur en sécurité électrique, l’Arc Flash représente l’ennemi ultime. Plus qu’un simple court-circuit, il s’agit d’une explosion d’énergie fulgurante, libérant une chaleur intense, une lumière aveuglante et une onde de choc dévastatrice. La réponse traditionnelle a toujours été de s’en protéger : équiper les techniciens d’Équipements de Protection Individuelle (EPI) de plus en plus résistants, semblables à des armures. Si cette approche est indispensable, elle ne fait que préparer l’opérateur à survivre à l’impact, pas à l’éviter. On traite le symptôme, pas la cause fondamentale du danger.

Cette cause, bien souvent, est l’acte même de l’inspection. L’ouverture d’une porte d’armoire électrique sous tension est l’action qui crée la condition de danger. C’est le moment où un défaut dormant (pièce desserrée, rongeur, outil oublié) peut se transformer en catastrophe. Mais si la véritable clé n’était pas de mieux se protéger de l’explosion, mais d’empêcher qu’elle ne soit déclenchée par notre intervention ? C’est ici que la thermographie à distance change radicalement de paradigme. En utilisant des technologies comme les hublots et fenêtres infrarouges (IR), elle permet de voir à l’intérieur des armoires sans jamais les ouvrir.

Cet article se propose de disséquer le processus d’inspection traditionnel, d’analyser chaque point de risque, et de démontrer comment les méthodes d’inspection à distance ne se contentent pas de réduire le risque, mais le neutralisent à la source. Nous verrons comment passer d’une posture de confrontation avec le danger à une posture d’observation sécurisée.

Pour vous guider à travers cette approche préventive, nous aborderons les points essentiels qui redéfinissent la sécurité lors des audits thermographiques. Ce guide détaillé vous donnera les clés pour transformer vos procédures et protéger efficacement vos équipes.

Pourquoi l’ouverture de la porte est-elle le moment le plus critique de l’inspection ?

Le paradoxe de l’inspection électrique traditionnelle est cruel : pour vérifier la sécurité d’une installation, il faut d’abord se placer dans la situation la plus dangereuse. L’ouverture de la porte d’une armoire sous tension est ce moment charnière. C’est l’instant où l’opérateur brise l’intégrité du confinement de l’équipement. Un composant desserré par les vibrations, un outil qui tombe, ou même la simple perturbation de l’air et de la poussière peuvent initier un amorçage entre phases ou phase-terre. C’est cet amorçage qui dégénère en Arc Flash.

L’opérateur devient alors le premier rempart face à une projection de métal en fusion, un front de flamme dépassant les 19 000°C et une onde de choc sonore et physique capable de projeter un homme à plusieurs mètres. Les statistiques, bien que générales, soulignent la fréquence de ces dangers : on dénombre en France près de 2 300 accidents d’origine électrique chaque année, un chiffre qui rappelle que chaque interaction avec un équipement sous tension est un risque potentiel. Le fait de créer une ouverture est l’équivalent de déverrouiller la porte d’une cage contenant un fauve : tant qu’elle est fermée, le danger est contenu ; une fois ouverte, l’exposition est immédiate et totale.

C’est pourquoi toute la philosophie de la sécurité moderne vise à éliminer cette étape. Si l’inspection peut être réalisée « en condition fermée », alors le principal déclencheur d’Arc Flash est tout simplement supprimé du processus. La porte reste un bouclier d’acier entre l’opérateur et l’énergie, plutôt qu’une source de danger lors de sa manipulation.

Comment positionner le corps pour ne pas être dans le cône d’explosion lors de la mesure ?

Lorsque l’ouverture de l’armoire est inévitable, la survie de l’opérateur dépend de micro-détails posturaux. Le principe fondamental est de ne jamais se présenter face à l’ouverture. Le « cône d’explosion » est la zone tridimensionnelle devant l’armoire où l’énergie de l’Arc Flash se déploiera avec une force maximale. S’y trouver, c’est s’exposer de plein fouet au blast et à la chaleur.

La technique de sécurité préconisée est celle du « pas chassé latéral ». L’opérateur se positionne sur le côté de l’armoire, en utilisant la porte ouverte comme un bouclier partiel. Il tend les bras pour manipuler la caméra thermique, gardant son torse et sa tête hors de l’axe direct. Chaque mouvement doit être lent et délibéré pour ne pas provoquer de contact accidentel. Cette posture, bien que plus sécuritaire que l’exposition frontale, reste une solution de mitigation du risque, pas d’élimination. L’opérateur est toujours dans le périmètre de danger immédiat.

Thermographe positionné en pas chassé latéral lors de l'inspection d'une armoire électrique

C’est là que l’inspection à distance change tout. L’utilisation de fenêtres infrarouges permet de réaliser l’audit sans jamais ouvrir la porte. Comme le souligne une analyse sur la prévention des arcs électriques, cette méthode fait passer la condition de travail de « ouverte et non gardée » à « fermée et gardée ». La conséquence est spectaculaire : le niveau de risque chute, faisant souvent passer la catégorie d’EPI requise de 3 ou 4 (protection lourde et contraignante) à 0 (aucun EPI spécifique à l’Arc Flash requis). Le positionnement du corps devient alors secondaire, car il n’y a plus de cône d’explosion potentiel auquel s’exposer.

Inspection à travers grille ou hublot IR : quel niveau de protection contre le blast ?

L’idée d’inspecter à travers une ouverture sécurisée n’est pas nouvelle, mais toutes les solutions ne se valent pas face à la violence d’un Arc Flash. Les grilles de ventilation, par exemple, offrent une vue partielle mais une protection quasi nulle contre l’onde de choc (blast) et les projections de métal en fusion. Elles peuvent même se transformer en shrapnels dangereux lors de l’explosion.

Les fenêtres infrarouges (IR) sont conçues spécifiquement pour ce double défi : être transparentes au rayonnement infrarouge tout en maintenant l’intégrité mécanique et la protection de l’armoire. La qualité de ces fenêtres est directement liée au matériau de leur optique. Les modèles d’entrée de gamme utilisent des optiques en polymère. Bien que transparents à l’infrarouge, ces matériaux peuvent se déformer, fondre ou se briser sous l’effet de la chaleur et de la pression d’un arc électrique.

Les solutions les plus robustes utilisent des optiques en cristal de fluorure de calcium (CaF2). Ce matériau possède des propriétés de résistance bien supérieures. Comme le souligne un expert de JM Test & Measurement dans un article sur la thermographie électrique :

Contrairement aux optiques en polymère, les fenêtres en cristal restent stables sous stress et peuvent être conçues pour résister aux arcs.

– JM Test, Electrical Thermography & IR Windows

Une fenêtre IR de haute qualité, correctement installée, est testée pour résister aux mêmes contraintes que la porte de l’armoire elle-même. Elle maintient le confinement et protège l’opérateur non seulement de la chaleur, mais aussi du blast et des projectiles. Elle garantit que l’armoire reste une enceinte « gardée » selon les normes, assurant ainsi une protection maximale contre les effets mécaniques de l’explosion.

Le danger de se pencher à l’intérieur de l’armoire pour avoir une meilleure image

Lors d’une inspection « porte ouverte », la tentation est grande. Un angle de vue médiocre, un composant caché derrière un faisceau de câbles… et l’opérateur se penche, même pour une seconde, franchissant le plan de la porte de l’armoire. Cet acte, souvent perçu comme anodin, est l’une des erreurs les plus dangereuses. En pénétrant à l’intérieur du volume de l’armoire, l’opérateur place une partie de son corps (typiquement la tête et les bras) dans la zone d’énergie incidente la plus élevée. En cas d’Arc Flash, les conséquences seraient catastrophiques, même avec des EPI.

Ce geste annule toutes les précautions de distance et de positionnement. Le risque n’est plus seulement l’exposition à un blast, mais un contact direct avec le plasma et les métaux en fusion. Le contexte général des risques électriques en France, avec ses 30 à 40 décès et 3 000 passages aux urgences chaque année, rappelle que la proximité avec des équipements sous tension est toujours une source de danger grave. Se pencher à l’intérieur, c’est réduire cette distance à zéro.

La thermographie à distance élimine ce risque comportemental en supprimant la tentation elle-même. Puisque l’armoire reste fermée, il est physiquement impossible de se pencher à l’intérieur. Pour obtenir une bonne image, la solution n’est plus de s’approcher du danger, mais de choisir la bonne technologie d’inspection indirecte.

Plan d’action : Alternatives sécuritaires à l’inspection directe

  1. Fenêtres IR : Installer des fenêtres infrarouges aux points chauds critiques (connexions, disjoncteurs). La norme NFPA 70E considère l’équipement comme restant « fermé » et « gardé », ce qui réduit le risque au minimum.
  2. Caméras sur perche : Utiliser des caméras thermiques montées sur des perches télescopiques isolantes pour atteindre des points en hauteur ou difficiles d’accès sans s’approcher.
  3. Endoscopes thermiques : Installer des sondes endoscopiques permanentes dans les compartiments les plus confinés pour une surveillance continue sans aucune intervention.
  4. Techniques d’inspection indirecte : Former systématiquement le personnel à ces méthodes pour que l’inspection « porte ouverte » devienne l’exception absolue, réservée aux cas où aucune autre solution n’est possible.
  5. Audit des points de mesure : Cartographier toutes les armoires et identifier les meilleurs emplacements pour installer des fenêtres IR afin de maximiser la couverture de l’inspection tout en minimisant les interventions.

Comment évaluer l’énergie incidente (cal/cm²) avant de s’approcher de l’armoire ?

S’approcher d’une armoire électrique sans connaître son potentiel de danger, c’est naviguer à l’aveugle. L’énergie incidente, mesurée en calories par centimètre carré (cal/cm²), est la grandeur qui quantifie la dose de chaleur qu’une personne recevrait à une distance donnée lors d’un Arc Flash. C’est cette valeur qui détermine la catégorie d’EPI requise. L’évaluation de cette énergie est une étape non négociable avant toute intervention.

Cette évaluation est réalisée via une étude d’Arc Flash, qui modélise le réseau électrique. L’énergie incidente n’est pas uniforme. Comme l’explique une analyse sur la protection contre les arcs électriques, elle est maximale à l’entrée de l’usine, près des transformateurs, et diminue progressivement à mesure que l’on s’éloigne dans l’installation, en passant à travers les dispositifs de protection (disjoncteurs, fusibles). Plus le calibre de la protection est faible et rapide, plus l’énergie incidente en aval sera réduite.

Étiquetage d'énergie incidente sur une armoire électrique industrielle avec zones de risque

Le résultat de cette étude est matérialisé par des étiquettes d’avertissement apposées sur chaque armoire. Celles-ci indiquent l’énergie incidente, la distance de sécurité (périmètre d’exclusion) et la catégorie d’EPI obligatoire. C’est la lecture de cette étiquette qui dicte la procédure à suivre.

L’arbre de décision suivant synthétise la démarche à adopter en fonction de l’énergie incidente calculée, montrant clairement comment un niveau élevé impose des mesures de distanciation strictes.

Arbre décisionnel selon l’énergie incidente
Énergie incidente Catégorie PPE Action recommandée
>40 cal/cm² Catégorie 4 Inspection à distance obligatoire
8-40 cal/cm² Catégorie 2-3 Inspection à distance recommandée / EPI spécifiques
<8 cal/cm² Catégorie 1 Procédure standard avec EPI adapté
<0.25 cal/cm² Catégorie 0 Exposition minimale, protection basique

Pourquoi l’ouverture des armoires sous tension est-elle la première cause d’accidents graves lors des audits ?

L’ouverture d’une armoire sous tension est un acte de rupture. Elle modifie l’environnement confiné et stable de l’équipement, introduisant de multiples facteurs de risque. Premièrement, le mouvement de la porte peut déloger de la poussière conductrice, des débris ou même de petits animaux qui, en tombant sur les jeux de barres, provoquent un amorçage. Deuxièmement, elle expose l’opérateur à un risque mécanique : un loquet défectueux ou une porte mal équilibrée peut surprendre le technicien et le faire chuter ou entrer en contact avec des parties sous tension.

Plus fondamentalement, l’ouverture de l’armoire est l’acte qui transforme une situation de danger potentiel en une situation de risque imminent. Tant que l’enceinte est fermée, elle agit comme une barrière de protection primaire. Une fois ouverte, cette barrière disparaît, et la seule protection restante est l’EPI de l’opérateur, qui est une protection secondaire, de dernier recours. Il est intéressant de noter que selon certaines statistiques, les accidents ne concernent pas que les professionnels aguerris ; une part significative des victimes sont des personnes moins qualifiées, présentes à proximité.

Cette réalité pousse les experts à reconsidérer les normes de sécurité elles-mêmes. Comme le rappelle Fluke, un leader de l’instrumentation, dans un guide sur la sécurité thermique :

La norme NFPA 70E définit les pratiques minimales de sécurité du travail, et non les meilleures pratiques de sécurité du travail.

– Fluke, Sécurité des arcs électriques et imagerie thermique

La « meilleure pratique » n’est donc pas de savoir comment ouvrir une porte en toute sécurité, mais de tout faire pour ne pas avoir à l’ouvrir. C’est ce principe qui place la thermographie à distance au sommet de la hiérarchie des mesures de prévention : elle élimine la cause première des accidents graves en rendant l’ouverture de l’armoire obsolète pour les inspections de routine.

Pourquoi le coton standard peut-il aggraver les brûlures en cas d’arc électrique ?

Face à la chaleur extrême d’un Arc Flash, tous les tissus ne réagissent pas de la même manière. Porter un vêtement en coton standard ou en matière synthétique (polyester, nylon) lors d’une intervention électrique est une erreur potentiellement fatale. Contrairement à une idée reçue, le coton n’offre aucune protection. Pire, il peut aggraver considérablement la gravité des brûlures.

Lorsqu’il est exposé à une flamme ou à une chaleur intense, le coton s’enflamme et continue de brûler, même après que la source de chaleur initiale (l’Arc Flash, qui ne dure qu’une fraction de seconde) a disparu. Il propage le feu sur la peau de la victime, prolongeant la durée d’exposition et augmentant la profondeur des brûlures au deuxième et troisième degré. Les tissus synthétiques sont encore plus dangereux : ils fondent et adhèrent à la peau, provoquant des blessures terribles et très difficiles à soigner.

C’est pour cette raison que seuls les vêtements ignifugés, dits « FR » (Flame Resistant) ou spécifiquement classés « Arc Rated » (AR), doivent être utilisés. Ces vêtements sont fabriqués à partir de fibres qui ne s’enflamment pas, comme les modacryliques et les aramides. Leur performance est mesurée par l’ATPV (Arc Thermal Performance Value), exprimé en cal/cm². Une analyse détaillée des notations de protection explique que l’ATPV correspond à l’énergie incidente pour laquelle il existe une probabilité de 50% de subir une brûlure au deuxième degré à travers le tissu. Un vêtement avec un ATPV de 8 cal/cm² offre donc une protection définie jusqu’à ce niveau d’énergie. Le coton standard, lui, a un ATPV de zéro.

Points essentiels à retenir

  • L’ouverture de l’armoire est le principal déclencheur d’Arc Flash ; l’éviter est la priorité n°1.
  • L’inspection à distance via fenêtres IR permet de passer d’un risque critique (catégorie 2-4) à un risque minimal (catégorie 0).
  • L’énergie incidente (cal/cm²) doit être connue avant toute approche et dicte le niveau d’EPI et la procédure à suivre.

Quel niveau de protection Arc Rating choisir pour une inspection en poste HT ?

Le choix du niveau de protection (Arc Rating) n’est pas une décision subjective ; il découle directement de l’analyse de risque et de l’énergie incidente calculée pour l’équipement concerné. Pour une inspection en poste Haute Tension (HT), où les énergies incidentes sont généralement les plus élevées, le niveau de protection requis est souvent dans les catégories les plus hautes.

La norme NFPA 70E établit quatre catégories de PPE (Personal Protective Equipment), chacune correspondant à une plage d’énergie incidente et exigeant un niveau d’ATPV minimum pour les vêtements de protection. Pour les travaux en poste HT ou à proximité de transformateurs de puissance, les énergies peuvent facilement dépasser 25 ou même 40 cal/cm², plaçant l’intervention en Catégorie 3 ou 4. Cela implique le port d’une combinaison multicouches complexe, d’une cagoule intégrale avec visière spéciale, et de gants isolants, un équipement qui peut être lourd, chaud et entraver la dextérité et la perception de l’opérateur.

Le tableau ci-dessous, basé sur les recommandations des fabricants, illustre la corrélation entre le type d’intervention et l’équipement requis.

Catégories de protection Arc Flash et niveaux ATPV
Catégorie PPE Niveau ATPV Type d’intervention Composition tissu recommandée
Catégorie 1 4-12 cal/cm² Maintenance basse tension Coton FR 300g/m²
Catégorie 2 8-25 cal/cm² Opérations moyenne tension Double couche modacrylique/aramide 410g/m²
Catégorie 3 25-40 cal/cm² Travaux haute tension Multi-couches avec para-aramide
Catégorie 4 >40 cal/cm² Entrée poste transformation Combinaison complète multi-couches

Cependant, cette approche centrée sur l’EPI ne doit pas faire oublier la hiérarchie des contrôles de risque. L’élimination du danger reste la méthode la plus efficace. Comme le résume parfaitement un fabricant de fenêtres IR :

Les fenêtres IR n’éliminent pas seulement les exigences en EPI. Elles éliminent la condition sous-jacente qui rend les EPI nécessaires.

– IRISS, Arc Flash Prevention with IR Windows

Pour mettre en pratique ces stratégies de prévention et évaluer l’implémentation de solutions d’inspection à distance sur vos installations, la première étape consiste à réaliser un audit de risque Arc Flash complet pour identifier les points critiques et quantifier les niveaux d’énergie incidente.

Rédigé par Sarah Benali, Inspectrice technique en électricité, certifiée Q19 et APSAD. Spécialiste de la prévention des risques incendie et des audits de conformité en haute et basse tension, 12 ans d'expérience.